Des psychologues révèlent à quel point la fessée nuit à la santé mentale d’un enfant

Pourquoi les parents la fessent-ils? C’est le genre de questions auxquelles on n’a guère envie de répondre. Même si souvent les excuses des parents sont toutes bonnes, il y a forcément une faille. Un père qui fessue son fils ou sa fille, sait-on jamais les conséquences sur la santé mentale de l’enfant? Une psychologue de Montréal vient de publier un article sur le sujet.

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En France, une fois adultes, les enfants qui se sont fait battre dans leur enfance sont généralement plus à risque de souffrir de troubles mentaux à l’âge adulte. Selon les chercheurs, les coups répétés peuvent avoir une incidence négative sur la santé mentale et même avoir des conséquences sur la santé physique.

Pour certains parents, battre ou donner une fessée à leur enfant fait partie du rôle parental. Mais est-ce une action innocente ? Les experts affirment que ce n’est pas du tout vrai, car cette forme de châtiment corporel peut causer des dommages à long terme à l’enfant.

Florence Millot, psychologue scolaire, avec l’aide d’autres professionnels comme Stéphane Valentin, psychologue, et Guille Lasimi, médecin généraliste, analyse le problème et tente d’expliquer les conséquences de cette forme de violence dans l’éducation, même si elle n’est que mineure.

Une fessée peut être nuisible à la santé mentale d’un enfant. Source : doctissimo

La fessée expliquée par des experts

Pour le psychologue Stefan Valentine, une fessée est un coup de pied au cul, mais il estime qu’une fessée reste une fessée, qu’elle soit légère ou forte. Le Dr Gilles Lasimi, coordinateur des campagnes contre la violence conventionnelle, ajoute à cet égard : Le passage à tabac est une tentative de forcer un enfant à se soumettre par la douleur, la peur et l’humiliation. Nous parlons de la fessée, mais il serait plus juste de parler de la violence parentale en général.

Que dit la loi ?

En France, une loi a été adoptée fin 2018 qui interdit tout traitement cruel, dégradant ou dégradé, y compris tout recours à la force physique contre les enfants. Ce texte a une vocation éducative dans la mesure où il précise que l’autorité parentale doit être exercée sans violence, qu’elle soit physique ou psychologique. Cette interdiction est prévue par le Code civil.

Certains parents ont recours aux châtiments corporels, aux coups et aux sévices pour tenir en respect les enfants turbulents. Une gifle, une bonne gifle, ou même une petite gifle est désormais illégale, et la loi l’exige. Les droits de l’enfant sont reconnus dans la Convention internationale des droits de l’enfant. La maltraitance des enfants est souvent utilisée pour forcer un enfant désobéissant à se soumettre. Le genre de punition qui peut commencer par une gifle, une petite tape ou même une tape légère et qui peut conduire à des violences quotidiennes ou à des violences physiques plus graves. Cependant, la punition peut également être verbale et abusive, comme le fait de crier et d’humilier un enfant. Il s’agit d’un système de punition et d’une forme majeure de maltraitance des enfants.

Les experts pensent que la fessée affecte le développement de l’enfant. Source : doctissimo

Fessée : Quels sont les effets sur le développement de l’enfant ?

Frapper, secouer, gifler, pousser, presser… Ces actes apparemment innocents sont une forme de punition physique qui peut avoir un impact négatif sur le développement psychologique et social de l’enfant. Olivier Morel, fondateur de l’Observatoire de la violence parentale ordinaire, estime que la violence parentale, y compris une bonne fessée, peut provoquer des traumatismes chez les enfants. L’expert considère la fessée comme une punition physique pour une agression qui peut être source de stress. Les hormones de stress peuvent avoir un effet négatif et devenir toxiques. Ils affaiblissent le système immunitaire et endommagent le fonctionnement du système digestif et des neurones dans certaines parties du cerveau.

En outre, une étude publiée dans la revue PEDIATRICS, qui appuie les propos du spécialiste, montre que les châtiments corporels sévères chez les enfants peuvent être associés à des troubles de l’humeur, des troubles anxieux ou une tendance à la toxicomanie.

Les effets peuvent donc être non seulement physiologiques en raison du stress chronique, mais aussi psychologiques. La raison en est que l’humiliation vécue par l’enfant entraînera une diminution de l’estime de soi et de la confiance en soi. Un enfant peut cesser de s’aimer et croire qu’être corrigé par les personnes en qui il a le plus confiance est une punition méritée.

Le psychologue Stefan Valentin explique que la fessée est généralement le début d’autres formes d’abus et de violence physique envers les enfants. Certains parents punissent leurs enfants en leur donnant une tape sur les fesses, une petite tape ou même une petite fessée, mais ils peuvent aller plus loin et utiliser une punition sévère si la fessée ne fonctionne pas.

Elizabeth Gershoff, chercheuse sur les châtiments corporels à l’université du Texas à Austin, ajoute que l’utilisation des châtiments corporels et des punitions physiques ne contribue pas à forcer les enfants à obéir à l’autorité parentale. Cela amène certains parents à penser qu’il doit s’agir d’un châtiment corporel aggravé et d’un danger pour l’enfant.

Par conséquent, le comité des enfants, des jeunes et des familles de l’APA soutient l’utilisation de méthodes non physiques dans l’éducation non violente et s’oppose à l’utilisation de punitions cruelles et physiques. Preston Britner, psychologue du développement de l’enfant et professeur à l’université du Connecticut, encourage la recherche d’alternatives aux châtiments corporels.

Il est important de trouver des alternatives aux châtiments corporels. Source : doctissimo

Quelles sont les alternatives aux châtiments corporels ?

En réponse à cette question, Olivier Morel affirme qu’il faut commencer par éliminer toutes les formes de violence, qu’elles soient psychologiques, physiques ou verbales, qui sont le résultat d’une éducation difficile. Dans l’éducation des enfants, les mots blessants, le langage agressif, le fait d’être acculé, la fessée, la négligence ou l’humiliation peuvent nuire à la santé de l’enfant.

Selon le spécialiste, il est important d’écouter les sentiments de l’enfant et d’entamer un véritable dialogue avec lui. En donnant le bon exemple à votre enfant, il fera de même avec ses enfants ou son partenaire de vie à l’âge adulte. Cette mesure d’interdiction doit être acceptée tant par les parents que par les éducateurs, selon l’expert. Infirmières, médecins, enseignants… Chacun a un rôle à jouer dans l’éducation.

La psychologue Florence Millot souligne qu’un parent doit reconnaître le moment où il ne peut plus gérer le conflit. S’il estime que son fils le provoque et qu’il doit recourir à la force pour l’arrêter, il doit alors trouver une autre solution que de le battre.

En ce qui concerne les propositions dans le domaine de l’éducation, l’expert mentionne les solutions suivantes pour une éducation non violente :

  • Les parents doivent montrer à l’enfant qu’il a franchi une limite et que ce comportement n’est pas acceptable. Cela peut aider à soulager la tension et à faire prendre conscience à l’enfant de son comportement abusif.
  • Au lieu de punir l’enfant, le parent peut se retirer et s’isoler pour se calmer et laisser la colère s’apaiser, ou risquer de frapper l’enfant ou d’utiliser la force physique. En même temps, le professionnel incite et prévient l’enfant que le sujet sera abordé plus tard et que ce qui s’est passé ne sera pas oublié.
  • Demandez à un autre membre de la famille de prendre l’initiative, comme le conjoint ou un frère ou une sœur plus âgé(e), afin d’éviter de punir l’enfant d’une manière qu’il ou elle pourrait regretter.
  • Si un conflit est imminent, il est préférable de demander l’aide d’un tiers neutre. Cela peut aider à contrôler un enfant qui manque de respect, comme l’explique le professionnel.
  • Exprimez-vous physiquement, mais pas sur l’enfant. Selon Florence Millot, taper du pied, donner un coup de pied dans un oreiller et évacuer sa colère est préférable à frapper un enfant et à recourir à un comportement violent, qui peut être une punition traumatisante.
  • Identifier un code rouge en cas de crise. À cet égard, l’expert explique qu’un parent peut passer une sorte de contrat avec son enfant et établir un mot clé qui signifie la fin du conflit, lorsqu’un parent est très en colère et qu’il est urgent de s’arrêter et de réfléchir à la manière de s’entendre. Cela fait partie de la parentalité bienveillante pratiquée par des parents aimants et des experts en parentalité positive.

Un article du site web Naître et grandir, traité par la psychopédagogue Solène Bourquet, suggère qu’il est possible d’élever un enfant sans jamais le frapper ou le punir sévèrement. Pour ce faire, il convient de fixer des règles adaptées à l’âge de l’enfant et de les lui expliquer. Le spécialiste ajoute qu’il est important de féliciter un enfant lorsqu’il se comporte bien et traite bien les autres, mais aussi d’exprimer sa désapprobation lorsque son comportement est inacceptable. Certains parents cèdent à un enfant violent et peuvent se sentir coupables d’une punition sévère. Le psychopédagogue explique qu’au lieu de recourir à une punition sévère, il convient d’apprendre à l’enfant à corriger l’erreur qu’il a commise, et de l’aider à le faire. Ce compromis est toujours préférable à la punition.

L’interdiction de la fessée vise à rendre leur dignité aux enfants, qui ont droit au respect de leur intégrité physique et psychologique.Ce texte est sensible. Essayez de générer une nouvelle copie.. Read more about types de psychologie and let us know what you think.

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