Est-il normal qu’une femme de 40 ans soit célibataire et sans enfants ?

Depuis longtemps, la question « Est-il normal qu’une femme de 40 ans soit célibataire et sans enfants ? » revient régulièrement dans les médias. La réponse est oui, c’est normal, mais pas forcément le bon moment.

On observe une tendance croissante des femmes à retarder le mariage et la naissance d’un enfant à la quarantaine. À mon avis, c’est tout à fait normal, car les femmes ne sont pas seulement indépendantes sur le plan économique (on attend désormais d’elles qu’elles le soient), mais aussi sur le plan émotionnel et mental, car elles connaissent mieux la vie et ont le temps de faire leurs propres choix. Cela ne veut pas dire que les femmes du même âge qui se marient et ont des enfants sont anormales, car leurs décisions sont souvent influencées par les normes sociétales et la pression familiale.

Même dans notre société moderne, une femme célibataire est souvent soumise aux préoccupations des membres de sa famille qui souhaitent qu’elle trouve l’amour et, pourquoi pas, qu’elle ait un enfant. Plus le temps passe, plus les questions sur sa vie de célibataire deviennent pénétrantes. C’est la réponse à : Est-il normal pour une femme de 40 ans d’être célibataire et sans enfant ?

Une femme célibataire d’une trentaine d’années commence déjà à sentir le tic-tac de l’horloge, même de la part des personnes qui sont gentilles avec elle. Ces derniers posent des questions sur la vie privée, quitte à être insistants, et poussent la personne potentiellement malheureuse à fréquenter d’autres personnes pour entrer dans un schéma familier.

Femme célibataire angoissée

Après le 20. A l’âge de la vie, les questions commencent déjà avec un ton malicieux. Alors, quand trouveras-tu l’amour ? Quand vas-tu nous inviter au mariage ? Vous avez tout pour vous – toutes les choses qui semblent inconfortables pour une fille seule. Dès l’enfance, les dessins animés donnaient l’idée que le prince sur le cheval blanc est un homme de destin qui vient en aide à une femme qui n’a qu’une chose en tête : trouver l’amour. Lorsqu’une femme s’engage dans une relation, sa quête d’un bonheur tout fait n’est pas terminée. L’étape suivante consiste à changer votre statut marital pour devenir un homme sérieux. À ce stade, le destin de la femme est complété par une autre étape : la naissance d’un enfant. Même sans savoir quels sont vos désirs, ceux qui vous voient repousser la conception d’un enfant vous feront savoir qu’ils souhaitent vous voir mener une vie de famille. Si c’est courant, c’est qu’il s’agit d’une peur inscrite dans le subconscient collectif. Il y a peu de femmes célibataires heureuses parmi eux, et celles qui font ou ne font pas ce choix sont souvent appelées vieilles filles, des parias sur lesquels beaucoup aiment à faire des commérages. Si les femmes sont de plus en plus libres, les hommes célibataires sont encore rarement sollicités pour trouver l’amour. Tant mieux si le célibataire convaincu est perçu comme le Dom João que beaucoup envient. Cette discrimination a encore la peau dure, à une époque où les femmes veulent aussi atteindre leurs objectifs professionnels.

Un expert pense qu’une femme qui reste seule sans enfant est plus heureuse

Paul Dolan, professeur de sciences comportementales à la London School of Economics, travaille depuis un certain temps sur la question du bonheur. Elle rompt ainsi le cou aux notions traditionnelles de réalisation de soi, c’est-à-dire couple-mariage-enfants. Elle explique que les femmes mariées disent qu’elles ne sont heureuses que lorsque leur mari est là. Lorsque leur conjoint est absent, ils sont malheureux, note-t-elle. Il ajoute que cette attitude ne profite qu’aux hommes car elle les rassure. Si vous êtes une femme, ne vous inquiétez pas, elle rit. La raison pour laquelle les hommes mariés sont plus heureux dans le mariage est que celui-ci leur apporte la sécurité, l’argent et une longue vie. En revanche, leurs partenaires féminines sont plus susceptibles de mourir que les hommes célibataires du même sexe. Les femmes âgées sont plus susceptibles d’avoir des problèmes de santé mentale que les hommes. Une conclusion est qu’une femme adulte qui reste célibataire n’a pas fait d’aussi mauvais choix de vie. Un spécialiste du comportement humain est tout à fait adroit. Vous voyez une femme de 40 ans, célibataire et sans enfant. Maintenant vous pensez : C’est une honte, n’est-ce pas ? Peut-être qu’un jour elle rencontrera l’homme parfait et que tout sera différent. Non, peut-être qu’elle rencontre le mauvais gars et que tout change. Peut-être qu’elle rencontre un homme qui la rend moins heureuse et moins saine et qu’elle meurt prématurément. Il existe de nombreuses raisons pour lesquelles les femmes sont plus heureuses que les autres sans mari ni enfant.

Se marier, oui, mais pas à n’importe quel prix

Si cette analyse sociologique est pessimiste, alors la jeune femme célibataire qui souhaite rencontrer l’homme idéal et avoir des enfants ne devrait pas être bouleversée. L’idée que vous devez vous marier et avoir un bébé pour être heureux est toxique. Et pour une bonne raison : La hâte de trouver l’âme soeur est aveuglante. Et pour une bonne raison : La réalisation de soi ne peut être atteinte que lorsque nous rencontrons la bonne personne, quelqu’un qui nous aide à être heureux, pas quelqu’un qui nous transforme. Nous nous habillons comme nous le souhaitons, et si nous voulons absolument nous marier avant d’être assez intelligents, nous courons le risque de condamner nos enfants au divorce. Un mariage n’est pas seulement une affaire d’émotions, mais aussi de valeurs communes auxquelles vous ferez confiance.

Être un parent isolé, c’est possible !

Vivre seul n’est pas une fatalité si vous voulez un enfant. Il existe plusieurs technologies permettant aux femmes célibataires ou aux femmes ayant un partenaire de concevoir seules, même à un âge avancé. Certains n’hésitent pas et recourent à l’adoption pour atteindre cet objectif. Cette dernière doit toutefois être personnelle, car mettre une créature au monde est un don d’amour, mais aussi une série de sacrifices quotidiens. Si une femme n’a pas rencontré d’homme sincère sur son chemin, elle peut faire congeler ses ovules si la décision d’avoir un enfant relève de sa propre conviction intérieure. Être mère n’est pas la consécration dans la vie d’une femme, d’autres trouvent le bonheur en donnant la priorité à la carrière, au partenariat ou à la liberté. D’autres ne sont tout simplement pas prêts ou n’en veulent pas encore, et il n’y a rien de mal à cela. Celles qui font ce choix de vie sont aussi heureuses que celles qui choisissent de devenir mères.

Devrais-je être dans une relation ?

Si certaines femmes souhaitent, consciemment ou inconsciemment, rencontrer le grand amour, d’autres ne sont pas emballées à l’idée d’aller à un premier rendez-vous, de s’inscrire sur des sites de rencontre ou de s’engager dans une relation sérieuse. Les célibataires veulent rencontrer plus de gens et établir des contacts sans s’engager avec eux. Le manque d’intérêt pour la recherche de la bonne personne ne signifie pas que la vie doit se dégrader. La vie est remplie de stimulations intellectuelles, de voyages et de rencontres intéressantes qui ne conduisent pas à trouver le partenaire idéal. Mais cela ne signifie pas qu’une femme célibataire ne peut pas avoir un destin passionnant. Se faire des amis et rencontrer de nouvelles personnes, c’est aussi le sel de la vie !

Pourquoi une femme qui est toujours célibataire est-elle stigmatisée ?

Dans une interview accordée à Psychologies, la psychanalyste Marie-Hélène Bruss s’amuse de cette question : Comment devient-on une femme libre ? . L’expert explique que la liberté n’existe pas, mais que nous nous conformons plus ou moins aux discours qui font pression sur nous, et que ce problème est particulièrement aigu pour le sexe féminin. Un spécialiste en psychologie explique que la femme a longtemps occupé une double position : celle d’objet d’échange et celle de sujet, ce qui lui confère un rôle dans la création de la famille. Certains hommes en font l’expérience même lorsqu’ils sont relégués au rang d’esclaves. Pour la grande majorité des femmes sur cette planète, c’est encore la norme, déplore-t-elle. Malgré des années de lutte pour s’affranchir d’une société dominée par les hommes, le désir des femmes de vivre selon leurs propres critères, sans jugement ni désapprobation, est toujours présent. Il est difficile de se libérer de l’agenda patriarcal inconscient, même si en théorie vous voulez le contraire. Le discours du maître impose un rapport de domination et une manière d’acquérir le plaisir, ce qui, par rapport aux femmes, équivaut grosso modo au silence et à la gestation, souligne-t-il. La psychanalyste Anastasia Blanchet ajoute que les femmes limitent leur ambition parce qu’elles peuvent rarement se libérer de plusieurs peurs : la peur de ne pas être légitime, de ne pas être à sa place ou d’échouer, et la culpabilité de ne pas être avec son partenaire et ses enfants. Et pour cause, car de nombreux commandements s’appliquent aux femmes, et ils sont largement basés sur l’équilibre entre le travail, le mariage et la parentalité, un commandement moins applicable à la vie quotidienne des hommes. Cette compulsion à penser à tout est mauvaise pour votre santé mentale. Cet effort mental est particulièrement difficile pour les célibataires qui se voient constamment rappeler cet échec par des commentaires de culpabilité. Le célibat est encore perçu comme quelque chose à réparer, et combiné à ce sentiment sous-jacent de culpabilité, cela peut conduire à l’isolement. Rechercher à tout prix l’amour d’un homme célibataire est une conséquence néfaste de ce stigmate, qui peut affecter tous les aspects de notre vie. Stress mental – Source : France Inter

La tyrannie du surmoi

Fatma Bouvet de la Maisonneuve, psychiatre, parle de ce qui pousse les femmes, jeunes et moins jeunes, à sortir, se marier et avoir plus d’enfants. Beaucoup d’entre eux font preuve d’une insécurité qui contraste fortement avec le poids qu’ils peuvent porter, analyse le médecin. Il ajoute que les difficultés qu’elles rencontrent sont impossibles car elles sont comparées aux codes des hommes. Cela leur est d’autant plus insupportable qu’ils vivent une véritable tyrannie du surmoi : Ils placent la barre très haut et ont un sens aigu du devoir qui les pousse à être de bons soldats au détriment de leurs propres besoins, a déclaré l’expert. La domination masculine n’est pas le seul paramètre qui maintient les femmes prisonnières d’une attitude soumise à ce que l’on attend d’elles. Mai 68 et ses revendications féministes ont créé un mythe qui élève le seuil de désinhibition de la femme moderne. Des missions à accomplir ? Être une femme productive, avec un corps parfait, qui domine et sait être une bonne mère. Des piédestaux qui, au lieu de la libérer, contribuent à ce que l’on attendait d’elle avant la liberté sexuelle : être une femme au foyer, une mère et une épouse accomplie. Aujourd’hui, la vie de couple étant plus équilibrée, on attend des femmes qu’elles assument davantage de tâches ménagères. B. la planification et l’organisation de tout ce qui concerne la maison. Des inquiétudes qui peuvent conduire à l’épuisement maternel au quotidien, au syndrome d’épuisement en raison de toutes les responsabilités qui reposent sur les épaules de la mère. Détresse psychologique des femmes – Source : C’est pour toi. word-image-2858 Compte tenu de toutes les responsabilités qui reposent sur les épaules d’une femme – rencontrer l’amour, avoir un emploi bien rémunéré et gratifiant, réussir à construire une relation à long terme – devrions-nous nous arrêter ? C’est ce que recommande Fatma Bouvet de la Maisonneuve. . . Ils doivent cesser d’être crispés et s’excuser pour ce qu’ils sont – avec leur apparence, leur biologie, leur personnalité, leurs priorités, insiste l’expert. Cela s’applique à la peur de sortir d’une relation, même quand on a 40 ans. L’espoir de trouver le grand amour qui sera comblé dans une perspective mondiale fait que la femme prend des ailes. Pour ceux qui se sentent désemparés alors qu’il y a tant de choses à célébrer dans leur vie, elle recommande d’examiner ce qui vous fait penser autrement. Selon la psychanalyste Anastasia Blanchet, le meilleur moyen d’y parvenir est de trouver à la fois des sources d’inspiration et des femmes auxquelles vous ne voulez pas ressembler. Le spécialiste recommande également d’évaluer la relation avec la mère, de se débarrasser de tout ce qui nous limite dans la vie. Vous ne pouvez pas avoir de liberté sans travailler sur votre relation avec votre mère – la relation que vous avez eue, et surtout la relation dont vous avez rêvé. Parce que se décoller, c’est se décoller du jugement selon lequel je ne suis pas assez bonne pour être mère, et des effets de ce jugement sur notre couple, notre façon de materner, nos attitudes envers le travail, l’ambition, la tentation, ajoute-t-il.

Réfléchir à ce qui fait qu’une vie est réussie

Comme vous l’avez noté, une vie réussie est basée sur des commandements aussi paradoxaux qu’irréalistes. Être une femme fatale et une bonne mère, être une femme qui excelle dans son travail et gère son foyer avec compétence, avoir un corps de rêve mais être invisible, autant de messages subliminaux véhiculés par les médias et tout ce que nous recevons au quotidien. Peut-on tout avoir ? Oui, dit Fatma Bouvet de la Maisonneuve, à une condition. Les femmes ne peuvent trouver une issue que si elles essaient de réfléchir à ce qui constitue une vie réussie selon leurs propres désirs, affirme la psychanalyste, qui leur conseille de se concentrer sur leurs véritables priorités sans se sentir coupables. Parce que lorsque nous nous sacrifions, nous blessons inconsciemment nos proches, car nous leur reprochons inconsciemment de nous limiter. Selon l’expert, la maternité change complètement la vie et les ambitions d’une femme.   Au risque de paraître réactionnaire, je peux vous dire qu’une femme et ses enfants ne sont pas les mêmes.  Sa propre inquiétude s’ajoute à celle qu’il éprouve pour eux. Je ne réduis pas le fait d’être une femme à celui d’être une mère. Mais la maternité ne devrait pas être un obstacle à sa carrière, dit-elle.

Le courage d’être indépendant

Être égoïste, réfléchir réellement à ce qui nous anime en tant qu’êtres vivants, est plus que jamais nécessaire pour viser le bien-être à tout âge. Chaque femme peut trouver un petit espace dans sa vie pour se rapprocher de la femme qu’elle veut être, affirme Fatma Bouvet de la Maisonneuve. S’autoriser à être soi-même est un voyage qui dépend de la gentillesse, de la patience et de l’optimisme. À 40 ans, vous pouvez prendre vos décisions avec plus de confiance car vous avez mûri grâce à l’expérience. Se détacher de ce que l’on attend de nous et de l’opinion des autres est la première étape vers le bien-être. Si vous avez fait le choix d’être seul, aucun âge ne peut vous empêcher de rencontrer l’amour de vous-même et des autres. Il est également possible de s’aventurer dans vos rêves les plus fous lorsque vous commencez à agir sans chercher l’amour. Être honnête, écouter son cœur et savoir ce qui vous énerve vraiment est un excellent apprentissage pour vous-même et pour ce que vous voulez au quotidien. Après tout, si une situation professionnelle réussie est satisfaisante, le bonheur vient de l’intérieur et n’est pas tangible.

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